Les lecteurs qui suivent mon blog et l’évolution de mes travaux doivent être informés de l’arrêt provisoire de la publication de mes textes ici même, ce qui est, me semble-t-il, la moindre des corrections vis-à-vis d’eux.
Tout d’abord je voudrais leur signaler l’intérêt qu’ont suscité certains de mes articles, comme l’indique le référencement permis par ce blog du nombre de lectures, qui va bien au-delà du nombre de mes abonnés (89). L’article le plus lu (près de 500 lecteurs différents) et de loin, a été celui consacré à l’analyse que j’ai proposée du film de Steven Spielberg Disclosure Day.
La reconnaissance de mon travail
Mais indépendamment de cela, mes travaux semblent enfin trouver de l’écho auprès de certaines revues, me permettant de contourner ainsi l’ostracisme dont me frappe l’entre-soi de la petite ufologie française. Ainsi la revue suisse haut de gamme intitulée Initium va -t-elle sortir ce mois-ci un numéro “spécial ovni” de grande qualité, où des articles d’auteurs aux approches différentes, vont se côtoyer. Les auteurs de cette revue m’ont fait part de leur intérêt et de leur admiration pour ma recherche, et ils ont placé mon propre article en “tête de gondole”, en ouverture de revue, comme pour chapeauter ce panel que mon texte essaie de cartographier.
Cet intérêt marqué pour la ligne théorique que je défend (spiritualiste et idéaliste) se retrouve dans l’intérêt qu’ont suscité les articles de Yoann lamant, consignés dans son livre De l’ufologie à l’initiation (chez JMG), ouvrage dont le magazine Contacts du MUFON a fait état dans son dernier numéro sous la plume de son Directeur, Eric Barouillet.
Ce numéro a reproduit in extenso un des plus remarquables articles rédigé par Yoann et intitulé Ufologie, inversion et secret initiatique, texte totalement en symbiose avec ma propre approche. Le fait que la revue Contacts l’ait publié en intégralité atteste une nouvelle fois de l’ouverture de vue des responsables de cette publication, capables enfin de ne plus se cantonner à une pure approche exobiologique et matérialiste.
L’écriture d’un nouvel ouvrage
La raison principale pour laquelle je ne publierais plus dans l’immédiat de nouvel article sur ce blog, est lié au fait que je suis en cours de rédaction d’un nouvel ouvrage, sûrement le dernier que j’écrirais sur ces thèmes si étranges et si importants. Il devrait sortir au début de l’année 2027 et aura pour titre, et sous-titres :
Le Réel et son Double.
Essai sur les expériences extraordinaires
Ce livre s’inscrira dans la droite ligne théorique initiée par mon premier ouvrage, Au-delà du miroir, mais ira beaucoup plus loin que lui encore puisque son approche sera holistique, c’est-à-dire qu’il ne parlera du phénomène des PANS que comme d’un cas particulier d’un ensemble de phénomènes insolites (et extraordinaires) plus vastes parmi lesquels une place de choix sera faite aux expériences de sorties hors du corps (SHC) et aux EMI, c’est-à-dire à travers une vision élargie de la notion d’ascenseur métaphysique.
L’enjeu de cet ouvrage est de montrer comment dans une perspective spiritualiste (où l’Esprit est la seule réalité, l’univers matériel étant à considérer comme une projection de type holographique ou informationnelle), on peut interpréter la phénoménologie des sorties hors du corps et des EMI. Mais cette interprétation doit nécessairement passer par l’examen de la notion sans doute la plus importante de toute la problématique des phénomènes dits paranormaux: la connaissance noétique . Il s’agit là d’une notion absolument fondamentale qui ouvre bien des portes et éclaire bien des énigmes.
Toute l’histoire de la philosophie, de Platon à Kant, en passant par Plotin et Spinoza, et par bien d’autres penseurs, est traversée par la distinction entre trois modes de connaissance humains:
la connaissance par les sens corporels. Il s’agit d’une connaissance présentée comme immédiate (sans intermédiaire) par les anciens philosophes, car elle ne passe pas par la médiation des raisonnements et de la démonstration.
la connaissance par la raison démonstrative, par la logique. Elles est médiate car “médiatisée “ par les longues chaînes de raisonnements qui permettent d’arriver à des conclusions (par exemple des théorèmes en mathématiques)
A ces deux modes, les philosophes ont en ajouter un troisième, toujours très mystérieux, car dans leurs œuvres, ils n’en disent pratiquement rien. Elle est, elle aussi, présentée comme immédiate, une connaissance par “l’œil de l’esprit” le noûs, conçu comme l’intelligence de l’âme, capable de contempler des réalités invisibles, comme celles concernant le divin. Ce “troisième genre de connaissance” est à la fois présenté comme le plus élevé (supérieur au deux autres car direct, d’âme à Dieu), et comme le plus mystérieux car il se confond avec la substance même de l’âme.
L’occultation matérialiste
L’avènement du matérialisme scientifique, au XIX e siècle, n’a pas seulement relégué aux oubliettes de l’histoire de la pensée, la notion d’âme. Elle a aussi complémentent occulté la notion de connaissance noétique, ne gardant dans son vocabulaire que la connaissance par les sens (connaissance perceptive) et la connaissance logique (par la démonstration).
Or, toute la problématique des PANS, aussi bien que les expériences de sorties hors du corps et celle des EMI sont des connaissances de type noétique. Elles sont faites du “même bois” que les expériences “religieuses”, liées aux apparitions mariales et aux visions mystiques. Ainsi, ce mode de connaissance, rejeté avec l’idée d’âme par la science, a refait retour à travers des phénomènes et des expériences qui ne trouvent aucune place dans la vision purement matérialiste du Réel.
Spinoza et la connaissance noétique
Le philosophe hollandais Spinoza évoque lui aussi dans l’Éthique, son œuvre majeure, un “troisième genre de connaissance” pure intuition intellectuelle du divin, sur laquelle il ne nous dit rien, puisque son approche est éminemment rationaliste (il privilégie la connaissance démonstrative, more geometrico, c’est-à-dire à la façon dont procèdent les géomètres).
Toutefois, en relisant les extraordinaires pages du début de son Traité Théologico-politique, on se rend compte qu’il interprète la Bible et le témoignage des prophètes en s’appuyant à sont tour sur l’opposition entre une “connaissance par les sens” et une “connaissance par l’esprit”. C’est par les organes des sens que, selon lui, Moise a écouté la Parole de Dieu, lors de sa vision du buisson ardent, sur le mont Sinaï. Mais c’est “par l’esprit”, “d’esprit à esprit”, que Jésus a été en relation avec Dieu, pure connaissance noétique, nous dit Spinoza:
“De sorte que si Moïse s’entretenait avec Dieu face à face, comme un homme avec son égal (c’est-à-dire par l’intermédiaire de deux corps), c’est d’âme à âme que Jésus-Christ communiquait avec Dieu”. (fin du paragraphe 24, chapitre I)
Le texte est ici :
https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_th%C3%A9ologico-politique/Chapitre_1
Quoiqu’il en soit de la valeur de cette interprétation de la Bible et de cette comparaison entre la révélation portée par Moise et celle de Jésus, il nous importe de retrouver au sein d’une philosophie rationaliste comme celle de Spinoza, cette distinction qui traversera toute notre analyse, dans notre prochain ouvrage.





Ravi de te lire et de lire ça. Je poursuis mes recherches et j'ai découvert des choses tres intéressantes. C'est complexe mais en résumé ça rejoint ta vision des choses. Par ailleurs je me suis (enfin) mis au travail sur mon cas. Je (me) découvre toujours plus la complexité de mon parcours et, surtout, la difficulté de mettre ça en musique. Nous en reparlerons plus tard. Amicalement