LA CONSCIENCE PRODUIT LA MATIÈRE
Par Philippe Solal
Je vais revenir une nouvelle fois sur l’explication permettant de comprendre comment un objet peut être à la fois matériel et provenir de la conscience, car trop de lecteurs en général (et d’ufologues, en particulier) continuent de penser que je réduis les ovnis à de pures hallucinations immatérielles, ce qui prouve qu’ils n’ont pas compris ce qu’est l’idéalisme.
Espace et temps
Commençons par l’espace et le temps: ceux-ci n’existent pas comme des cadres objectifs. Ils sont amenés par la conscience incarnée du sujet. Ils sont une propriété intrinsèque de la conscience, durant son incarnation. On peut expliquer cela en faisant référence à ce qui se passe pour la conscience lors d’une EMI :
- il n’y a plus alors ni perception de l’espace ni perception du temps car, comme le signale Nicole Dron, “Imaginons une rivière de quinze kilomètres de long qui se jetterait dans la mer. Il faudrait un certain temps à un être humain qui marcherait sur ses berges, pour aller de sa source à son embouchure. Pourtant, un avion qui volerait à haute altitude, verrait à la fois la source, la rivière, l’embouchure et la mer. Il verrait la réalité telle qu’elle est car tout est là, elle n’est pas fragmentée. Pendant mon EMI, j’étais un peu l’avion”.
Cette citation nous fait ainsi comprendre que le temps est une “contrainte de conscience”, ce qui signifie que le moi incarné ne perçoit pas d’un seul coup toute l’information du réel tant qu’il est dans un corps, ce dernier jouant le rôle de filtre réducteur de l’information. C’est pourquoi, à cause du corps, nous devons recevoir l’information “petit bout” par “petit bout” et c’est ce “parcours” nécessaire qui nous place dans la temporalité (contrainte de conscience).
- Il en est de même pour l’espace: les expériencers d’EMI disent qu’il suffit de penser à un lieu précis (du monde terrestre) pour s’y trouver, instantanément. Ils n’ont plus besoin de parcourir un certain espace (selon un certain temps) pour s’y rendre car leur conscience, affranchie du corps, n’a plus besoin de se déployer dans la “spatialité”. Comme pour le temps, l’espace était une “contrainte de conscience” liée à la limitation des informations reçues via le corps. Désormais, le moi décorporé perçoit tout en “même temps” (par exemple toutes les faces d’un même objet du monde phénoménal, en même temps). C’est ce qu’on appelle l’omniperspective, car l’espace ne fait plus barrière, ne génère plus les perspectives, étant donné qu’il n’existe plus. L’espace et le temps n’existent que tant que la conscience est corporée. Quand elle ne l’est plus, il n’y a plus ni espace ni temps, ce qui prouve que c’est elle qui génère et la temporalité et la spatialité de par sa limitation intrinsèque. Dit autrement: si la conscience incarnée n’était pas limitée, le temps et l’espace n’existeraient pas. Quand la conscience s’élargit (dans les EMI), l’espace et le temps disparaissent.
Les propriétés qualitatives de la matière
Nous avons parlé des cadres (espace, temps) portés par la conscience corporée. parlons de la propriété des objets matériels, maintenant. La matérialité d’un objet, pour nous, est d’abord liée à sa résistance (dureté, mollesse, fluidité, etc.) et à son impact physique sur un environnement (traces au sol par exemple). Nous disons que pour savoir si un objet est bien réel, il faut le toucher, pour en éprouver la résistance effective.
Or ce que nous dit l’idéalisme c’est que les propriétés du monde physique sont comparables à des paramètres informatiques, car tout, en réalité, se résout en information portée par une conscience. Il s’agit là d’une comparaison mais qui peut-être éclairante: de même que dans un jeu vidéo (par exemple un jeu de voitures de courses), le véhicule ne peut pas traverser certaines zones (qui résistent à son déplacement), de même dans notre monde phénoménal, la matière nous offre sa résistance en raison du “paramétrage” de sa densité.
Nous ne savons pas quelle est la nature de cette information et comment elle structure le réel phénoménal. Le thème des EMI (encore lui) nous laisse à penser que c’est le plan des âmes qui porte et diffuse l’information qui va générer le monde physique et ses propriétés. Le moi incarné n’en est que le récepteur passif et atrophié, en raison des limitations du corps. C’est en sens que certaines sources opposent le monde créateur de l’âme et le monde créé du moi. Et dans ce cadre, le monde phénoménal peut s’interpréter comme une vaste projection de l’âme du monde et l’univers entier comme un “univers holographique”.
Notre conscience incarnée serait ainsi l’exact équivalent d’un écran d’ordinateur relié à un PC, sur lequel apparaîtrait images, couleurs et sons, en raison de l’information reçue via l’inscription de données sur un disque dur et par le truchement d’une mémoire vive.




